Tout en finesse, ces gravures de Constant Bourgeois évoquent les plus belles propriétés du début du XIXe siècle, à l'époque où la vogue du jardin à l'anglaise remplace les aménagements paysagers à la française.

Célèbre pour ses paysages, Constant Bourgeois peint, dessine, réalise des lithographies et des gravures à l’eau-forte. Devenu l’élève de David après une carrière militaire, l’artiste expose régulièrement dans les Salons, sous l’Empire puis sous la Restauration, et bénéficie de nombreuses commandes officielles. Ses paysages, historiques en particulier, lui sont inspirés par ses voyages en France, en Italie, en Suisse et ses tableaux sont largement appréciés en Allemagne ou en Russie.

En France, ce sont des gravures publiées dans des albums thématiques qui lui apportent la notoriété. Il illustre ainsi le recueil de Laborde, panorama des plus belles propriétés d’Île-de-France et de province, au nombre desquelles figure la Vallée-aux-Loups. Ses planches montrent de somptueux jardins, des résidences champêtres, des sites historiques et sur certaines d’entre elles on peut apercevoir Jean-Jacques Rousseau, seul personnage identifiable.

Présentée au premier étage de la maison de Chateaubriand, cette sélection de gravures invite à une promenade esthétique dans les jardins de jadis, de la Malmaison, embellie par l’Impératrice Joséphine et par l’explorateur-botaniste Aimé Bonpland, de Méréville, d’Ermenonville, propriété du marquis de Girardin où Jean-Jacques Rousseau se retira à la fin de sa vie, de Mousseaux, de Jouy ou du Plessis-Chamant.