4 oct. 2026
Atelier tote bag Juliette Récamier
Dans le cadre de l'exposition temporaire Chateaubriand et Juliette Récamier. Mon dernier rêve étant pour vous, vivez un temps créatif !
Maison d’écrivain patrimoniale, placée sous le signe de l’hospitalité, dédiée à Chateaubriand et au romantisme, accueillante à tous les publics, la maison de Chateaubriand est également ouverte aux auteurs contemporains.
La maison de Chateaubriand et son parc ouvrent toute l’année les portes d’un ermitage, afin de favoriser l’accès à une maison-parc littéraire dans un cadre propice à la sérénité. Autour d’une programmation diversifiée et dans un esprit de salon, la maison anime et fait rayonner une communauté de réflexion et de débats autour des sujets contemporains de Chateaubriand, et à travers l’accueil d’auteurs contemporains. Cabinet de lecture et d’écriture, la maison s’attache à partager le plaisir du texte et la diversité des écritures à travers l’encouragement à la pratique et la (re)découverte des grandes figures du patrimoine littéraire, du XIXe siècle à nos jours.
Située à quelques kilomètres de Paris, la Vallée-aux-Loups offre à Chateaubriand, en 1807, une demeure à l’écart de la scène politique qu’il quitte pour un temps, après avoir publié, dans le Mercure de France, un article fustigeant le despotisme de Napoléon qui lui vaut la sanction de s’éloigner de la capitale. En novembre 1807, l’auteur s’installe avec son épouse Céleste dans ce qui n’est alors qu’une maison de jardinier, à laquelle il donnera une empreinte toute personnelle qui en fait aujourd’hui une maison d’écrivain singulière, fortement marquée de la présence de l’auteur.
Si c’est à Combourg que Chateaubriand dit être devenu ce qu’il est, la Vallée-aux-Loups est indéniablement l’autre lieu emblématique lié à la mémoire de l’écrivain. C’est là en effet que s’exprime toute la dimension de l’homme, à la fois écrivain, homme politique, voyageur et botaniste.
Incessamment pris entre les feux d’une carrière politique contrariée et d’une vie littéraire féconde, Chateaubriand trouva là un « petit désert » où apaiser son amertume de ne pouvoir occuper sur la scène politique de son temps la place qu’il espérait. C’est là aussi qu’il écrivit quelques-uns de ses ouvrages majeurs et commença la rédaction des futures Mémoires d’outre-tombe. Enfin, aménageant lui-même maison et parc, il fit de la Vallée-aux-Loups la demeure d’un voyageur immobile vivant au milieu des souvenirs des pays parcourus, disant les patries spirituelles de l’homme comme les correspondances intimes entre nature et lieu de vie et de création.
La maison de Chateaubriand invite à ce voyage immobile au c½ur du romantisme, sur les pas de l’Enchanteur…
1699
Le hameau d’Aulnay (sur lequel est située la Vallée-aux-Loups) est acquis par le duc du Maine, fils aîné de Louis XIV et de Mme de Montespan.
1783
Sur ce hameau, André-Arnoult Acloque achète une pièce de terre d’une quinzaine d’arpents (7 000 m²), plantée de châtaigniers. Il y fait construire une maison – le corps principal de la maison actuelle, celui où vécut Chateaubriand –, un potager, un verger et un pavillon (la future Tour Velléda).
1793-1807
Rachetée en 1793 par un médecin, la demeure passe ensuite entre les mains d’une dizaine de propriétaires successifs.
1807
C’est le 22 août 1807 que Chateaubriand et son épouse Céleste acquièrent la propriété. Ayant publié dans le Mercure de France du 4 juillet 1807 un article hostile au régime napoléonien, l’auteur a en effet été contraint de s’éloigner de Paris. Il achète donc cette modeste chaumière, « maison de jardinier, cachée parmi des collines couvertes de bois », où le couple s’installe en novembre 1807. « Le terrain inégal et sablonneux dépendant de cette maison n’était qu’un verger sauvage au bout duquel se trouvait une ravine et un taillis de châtaigniers, écrit Chateaubriand. Cet étroit espace me parut propre à renfermer mes longues espérances… » (Mémoires d’outre-tombe)
1807-1817
Chateaubriand passe dix années à la Vallée-aux-Loups, entre nature et écriture. Il agrémente le parc d’arbres lui rappelant sa Bretagne natale et ses voyages à travers le monde : cèdre du Liban, cyprès chauve de Louisiane, marronnier d’Inde...
Il enrichit la maison d’un portique soutenu par deux cariatides de marbre blanc et, au rez-de-chaussée, d’un escalier à double branche qui pourrait provenir d’un brick anglais.
Dans la Tour Velléda, il écrit les Martyrs (1809), l’Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811), les Aventures du dernier Abencérage (1826), et surtout commence l’une de ses ½uvres majeures dont la rédaction durera plus de trente ans, les Mémoires d’outre-tombe.
1817-1818
À la Restauration, Chateaubriand est radié de la liste des ministres d’État à la suite de la publication de son pamphlet De la monarchie selon la Charte (1816). Il est contraint de vendre d’abord sa bibliothèque, puis sa propriété en 1818. Après l’échec d’une mise en loterie, c’est le duc Mathieu de Montmorency qui devient propriétaire en juillet 1818.
1818-1826
Mathieu de Montmorency augmente la maison d’une aile troubadour et d’une chapelle, et reçoit en ces lieux Juliette Récamier.
1826-1858
À la mort de Mathieu de Montmorency (1826), la duchesse de Montmorency laisse la propriété à sa fille, qui avait épousé Sosthènes de La Rochefoucauld-Doudeauville (père).
1859
À la mort de la duchesse de Montmorency (1858), la propriété passe à Sosthènes de La Rochefoucauld-Doudeauville fils, qui y adjoint une seconde aile et acquiert le bois de la Cave.
1895
Sosthènes de La Rochefoucauld-Doudeauville cède la propriété à son fils, Armand de La Rochefoucauld-Doudeauville, duc de Bisaccia.
1914
Le docteur Henry Le Savoureux, médecin aliéniste, achète la propriété et y établit une maison de repos. Fervent chateaubriandiste, il y crée en 1930 la Société Chateaubriand et y constitue un important fonds (livres et gravures) consacré à l’écrivain. Avec son épouse Lydie Plekhanov, elle-même médecin, il accueille un salon littéraire où se rencontrent écrivains et artistes : Félix Fénéon, Henri de Régnier, Julien Benda, Paul Valéry, Paul Léautaud (qui mourra à la Vallée-aux-Loups en 1956), Édouard Herriot, la poétesse Anna de Noailles, Jean Paulhan, la princesse Bibesco, le peintre Jean Fautrier, Saint-Exupéry, etc.
1939
Le docteur Le Savoureux obtient le classement du site de la Vallée-aux-Loups (2 octobre).
1958
Le docteur Le Savoureux cède la propriété en viager à la Fondation Rothschild. Son épouse en conserve l’usufruit.
1961
Décès du docteur Le Savoureux.
1967
Le Conseil général des Hauts-de-Seine rachète la propriété et procède à d’importants travaux de restauration, recréant l’atmosphère romantique d’une demeure du XIXe siècle.
1978
Décès de Mme Le Savoureux.
1978
Les bâtiments et le parc sont classés aux Monuments historiques.
1987
La maison ouvre au public (juin).
2011
La maison de Chateaubriand reçoit le label « Maison des illustres ».
Indissociable de la maison de Chateaubriand, le parc de 10,7 hectares qui l’entoure offre une diversité paysagère associant parc romantique, prairie et sous-bois préservés. L’auteur y fit « couper une colline » pour « élargir les entrées, et adoucir la pente du chemin ».
L’amour que Chateaubriand portait à ses arbres était profond, animé par un sentiment presque religieux de la nature. « J’allais muni d’une paire de sabots, planter mes arbres dans la boue, passer et repasser dans les mêmes allées, me cacher partout où il y avait une broussaille, me représentant ce que serait mon parc dans l’avenir » (Mémoires d’outre-tombe).
Pour enrichir son parc, Chateaubriand n’hésitait pas à demander des plants à ses connaissances. Ainsi, Natalie de Noailles lui envoya de jeunes plantes de son domaine de Méréville.
Par l’intermédiaire du célèbre naturaliste et explorateur allemand Alexander von Humboldt, l’écrivain demanda à Aimé Bonpland, botaniste du jardin de la Malmaison, de lui procurer des arbres provenant des serres impériales. Il se rendit personnellement au jardin de Joséphine lorsque celle-ci lui offrit un magnolia à fleurs pourpres, alors très rare – « le seul qu’il y eût alors en France après celui qui lui restait à Malmaison », écrit Céleste de Chateaubriand dans ses Cahiers.
À côté d’essences locales comme le châtaignier, Chateaubriand planta des arbres provenant d’autres pays et d’autres climats : cèdre du Liban, platane de Grèce, cyprès chauve de Louisiane, tulipier, catalpa, magnolia, hêtre pourpre, séquoia, pin d’Espagne, laurier de Grenade… À leur propos, il écrit : « Je les ai choisis autant que j’ai pu des divers climats où j’ai erré ; ils me rappellent mes voyages et nourrissent au fond de mon c½ur d’autres illusions ».
Les arbres offrent beaucoup plus qu’un simple décor. La diversité horticole devient un moyen d’évoquer, à l’intérieur de l’enclos du jardin, d’autres lieux, parfois très éloignés dans le temps et dans l’espace.
Dans ce paysage idéal qu’est le parc de Chateaubriand, autour des essences végétales se cristallisent ainsi l’amour pour la nature, la mémoire de paysages aimés, la nostalgie, la passion pour le jardinage et pour la botanique. Le jardin devient l’expression d’une intériorité, le miroir d’une âme. Depuis, cette ½uvre d’art naturelle n’a cessé d’évoluer mais son esprit reste inaltéré.
Face aux dégâts importants causés par la tempête de 1999, le Conseil départemental des Hauts-de-Seine a mis en ½uvre une politique de reboisement respectueuse du caractère du parc et de son histoire. Un petit nombre des sujets plantés par l’écrivain sont encore sur place, portant jusqu’à nous la mémoire, l’idéal, le sentiment de la nature que Chateaubriand a voulu incarner dans son lieu.
Dans la partie haute du parc, se trouve la Tour Velléda, pavillon isolé qui doit son nom à un personnage des Martyrs. Chateaubriand y installa son bureau et sa bibliothèque. C’est ici, entouré de ses arbres, de ses livres et de ses souvenirs de voyages qu’il se retirait jusqu’à douze heures par jour.
J'ai planté des arbres avec plus d'amour peut-être que je n'ai fait aucune de mes ½uvres.
Dans la partie haute du parc, se trouve la Tour Velléda, pavillon isolé qui doit son nom à un personnage des Martyrs. Chateaubriand y installa son bureau et sa bibliothèque. C’est ici, entouré de ses arbres, de ses livres et de ses souvenirs de voyages qu’il se retirait jusqu’à douze heures par jour.
La glacière est un impressionnant vestige historique du XVIIIe siècle niché au c½ur du parc littéraire. Bien avant l’invention de l’électricité, cette structure circulaire, enfouie à 6 mètres de profondeur, faisait office de véritable réfrigérateur géant pour la propriété. Durant l'hiver, la glace récoltée sur les étangs voisins y était entassée et isolée sous des couches de paille et de terre, permettant ainsi de conserver les aliments et de rafraîchir les boissons de l'écrivain et de ses invités jusqu'au c½ur de l'été.
Le catalpa (Catalpa bignonioides Walter - MVC-0411)
Parmi les arbres qui ponctuent ce paysage cher à l’écrivain, un majestueux catalpa a été distingué par le label national « Arbre remarquable de France » en 2026. Cette reconnaissance met en lumière un arbre d’exception, choisi pour ses qualités patrimoniales, paysagères et historiques.
Comme les paysages qui inspiraient François-René de Chateaubriand, ce remarquable témoin vivant invite à la contemplation. Il rappelle l’importance du patrimoine végétal dans l’histoire du domaine et participe aujourd’hui encore à la beauté et à la préservation de ce parc littéraire unique.
Dernière entrée 45 mn avant l’heure de fermeture
Fermeture annuelle : 1er janvier et 25 décembre
Horaires des visites guidées : Consultez la page dédiée
Sur RDV au 01 55 52 13 00. Consultez les horaires.
La maison de Chateaubriand organise régulièrement des visites et expositions pour les particuliers, les groupes et les scolaires. Consultez les tarifs, les exonérations et les moyens de paiement.
Tarifs individuels - billet unique (collections permanentes, expositions temporaires)
Tarif plein 6¤ / Tarif réduit (*) 4¤
(*) Bénéficiaires du tarif réduit (sur présentation d'un justificatif) :
Bénéficiaires de la gratuité (sur présentation d'un justificatif) :
Cas particulier : gratuité
Chateaubriand en 30 minutes : tarif plein : 7 ¤ / tarif réduit (*) : 5 ¤
Présentation de la Maison et du parc en extérieur : gratuit pour tous
Visite à deux voix du parc de la maison de Chateaubriand : gratuit pour tous
Consultez les horaires des visites guidées
* Bénéficiaires du tarif réduit (sur présentation d'un justificatif) :
Bénéficiaires de la gratuité (sur présentation d'un justificatif) :
Le billet activité est valable exclusivement pour la date et l'heure indiquées.
Tarif plein : 8 ¤ / tarif réduit (*) : 5 ¤ / tarif solidarité 4 ¤ / tarif enfant 4 ¤ / Stage cycle 35 ¤ tarif plein et 35 ¤ tarif réduit
Présentation de la Maison et du parc en extérieur : gratuit pour tous
Visite à deux voix du parc de la Maison de Chateaubriand : gratuit pour tous
Consultez les horaires des visites guidées
(*) Bénéficiaires du tarif réduit (sur présentation d'un justificatif) :
Tarif Solidarité
Tarif Enfant
Cas particuliers : gratuité
(*) Bénéficiaires du tarif réduit (sur présentation d'un justificatif) :
Visite guidée 40 ¤ par groupe / tarif réduit (*) : 15 ¤ et visite libre gratuit
(*) Bénéficiaires du tarif réduit (sur présentation d'un justificatif) :
Visite libre :
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